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“Nous avons visité les cinq écoles que l’association FHDO a construites et administre au quotidien. Implantées pour la plupart dans la province occidentale du pays, c’est-à-dire proche de la capitale Freetown, une est située au Sud du pays dans une région au sous-sol riche mais où les populations vivent avec de faibles revenus. Elles accueillent les enfants depuis la maternelle jusqu’au lycée, au total près de 680 enfants.
Les plus usitées sont les écoles primaires et les collèges, les classes maternelles commencent cependant à faire des émules comme à Rutile où les petits prennent la collation de midi avant de rentrer chez eux jusqu’au lendemain matin. Les classes de lycée, elles, sont moins remplies car les frais de scolarité coûtent plus chers et les familles n’ont souvent pas les moyens de payer une longue scolarité.
Les plus petits en pleine collation
Les élèves portent tous l’uniforme de l’école. La journée commence souvent par le chant de l’hymne national ainsi que des prières avant d’entrer dans les salles de classe. Compte-tenu de la chaleur et de la nature des matériaux utilisés pour les bâtiments (le toit est en taules ondulées), certaines classes sont fermées l’après-midi. Parfois un « bus » accompagne les élèves qui habitent dans les villages environnants. D’autres enfants marchent jusqu’à 4 km matin et soir pour recevoir une instruction.
Le bus se remplit vite d'écoliers
Bien que nombreux dans les classes, qui souvent n’ont pas les infrastructures que nous connaissons en France comme simplement des murs de séparation entre les niveaux, les élèves des écoles de FHDO connaissent de bons résultats aux tests nationaux de fin d’école primaire. La qualité de l’enseignement y est sans doute pour quelque chose !
D’ailleurs la Sierra Leone était appelée, jusque dans les années 1980, l’Athènes de l’Afrique de l’Ouest. Le caractère privé de ces écoles permet aussi d’expliquer le meilleur taux de réussite : dans les écoles publiques, les classes sont encore plus peuplées et les professeurs, mal payés, ne sont pas très attentifs.
Une classe de primaire FHDO
Les professeurs employés par FHDO sont formés et motivés mais ils manquent de matériel pédagogique et d’outils pour dispenser leurs savoirs. L’équipement des écoles est assez pauvre : parfois, deux classes se partagent un même tableau et il n’y a pas de livre pour tout le monde. Les visuels colorés qui inondent nos classes sont presque inexistants en Sierra Leone.”
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